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Ce que 2 ans sur Linkedin m’ont appris

Je me suis inscrite sur Linkedin en janvier 2005, cela fait donc 15 ans. J’ai été l’une des premières à avoir adopté ce réseau social et au début, j’avoue que je ne l’utilisais pas beaucoup. Je mettais seulement mon CV à jour lorsque j’avais un nouveau rôle ou un nouveau travail dans une autre entreprise.

En 2018, quand j’ai décidé de me lancer en tant qu’indépendante, j’ai également décidé d’utiliser les réseaux sociaux de manière plus régulière, principalement Linkedin, Facebook et aussi un peu Instagram. Durant ces 2 années, j’ ai appris énormément de choses. (Pour info: l’année dernière, j’avais déjà écrit un article similaire en anglais sur ce qu’un an sur Linkedin m’avait appris. Si cela vous intéresse ou si vous l’avez raté, cliquez ici.)

Mes leçons

  1. Chaque réseau social est différent. C-à-d qu’ils ont différentes règles d’engagement. Par exemple, sur Linkedin, si vous voulez écrire un post, vous êtes limité à 1300 caractères (pas mots). Sur Facebook, il n’y a pas de limite. Sur instagram : 2200 et sur Twitter : 280. Ces réseaux d’ailleurs n’aiment pas quand vous mettez un lien vers un autre média social. Par exemple, si vous mettez une vidéo de Youtube dans Linkedin, votre nombre de vues sera réduit de manière drastique. De plus sur Linkedin, un post vous donnera plus de visibilité mais disparaitra au bout de quelques jours. Alors que si vous écrivez un article, non seulement vous n’avez pas de limite de caractères, mais en plus vos articles restent visibles même plusieurs années après.
  2. Il faut bien définir votre stratégie sur chaque média social. Vous devez donc savoir quel est votre but. Est-ce d’augmenter votre visibilité ? D’agrandir votre réseau ? D’obtenir un nouveau travail ? Des clients ? Selon votre objectif, vous avez plusieurs tactiques à suivre. Mais il est important de savoir que chaque média social prend énormément de temps…
  3. Cependant, la tactique principale, et celle qui compte le plus, peu importe votre stratégie, c’est l’engagement. C-à-d mettre un ‘j’aime’, mettre des commentaires, écrire des posts, des articles pour faire voir vos connaissances et la valeur que vous ajoutez. Si vous voulez que les gens vous connaissent et qu’ils pensent à vous s’ils ont des opportunités (que ce soit pour vous considérer en tant que candidat pour un travail ou pour vous demander de leur fournir du coaching, un atelier ou pour aller parler lors de certains événements), vous devez être présent de manière régulière, presque quotidienne. Si vous ne postez qu’une fois par mois, cela ne marchera jamais

Pendant 2 ans, j’ai donc écrit des posts et des articles au moins 4 fois par semaine. Mes posts étaient majoritairement en anglais mais en 2020, j’ai décidé d’en écrire plus en français.

Mes résultats

Lorsque j’ai écrit mon premier post, j’avais environ 1000 connections, seulement des personnes que j’avais rencontrées ou avec qui j’avais travaillé. Depuis, voici ce que j’ai accompli:

  • Je suis passée de 1000 à désormais plus de 13000 connections
  • J’ai écrit 474 posts, dont 28 articles
  • J’ai plus de 4% d’engagement (pour ceux qui s’y connaissent un peu, on dit qu’avoir plus de 3% d’engagement est très bien).
  • L’une de mes vidéos est devenue virale avec plus de 284.000 vues!
  • J’ai participé à plus de 20 podcasts
  • J’ai collaboré avec de nombreuses personnes et me suis fait de vrais amis partout dans le monde
  • Et j’ai même obtenu quelques clients.

J’ai appris énormément sur des outils que l’on peut utiliser pour optimiser son profil sur Linkedin. J’ai également découvert que j’aimais écrire, créer du contenu, faire des vidéos, participer à des lives, etc. 

Mais finalement…

Quand vous êtes sur les médias sociaux, vous ne savez jamais l’impact ou la visibilité que vous avez. 

En janvier, je participais à un événement de réseautage ici à Luxembourg.  Une femme s’approcha de moi et me dit : On se connait, non ? 

Je l’ai regardée et comme je suis assez physionomiste, je lui dis: ‘Non désolée, votre visage ne me dit rien’. 

Alors je lui dis : Je suis chez Toastmasters. 

Elle me répond : Non. 

Je lui dis : Je danse aussi la salsa. 

Elle me répond à nouveau : Non. 

Je lui dis alors : J’ai travaillé chez Amazon avant. 

Elle me dit : Ah, moi aussi ! Dans quel département ? 

Nous nous échangeons l’information et on se dit toutes les 2 : Non… 

Et puis finalement, je lui dis que j’écris souvent sur les réseaux sociaux. 

Et là, elle me répond: 👉🏽 Linkedin !  

C’est à ce moment que j’ai pensé: Ça y est! On commence à me reconnaître ! 😀

 

Mais c’est surtout quand quelqu’un prend le temps et la peine de vous envoyer un message personnel pour vous dire : 

Alors vous vous dites qu’il n’y a pas meilleure récompense que de voir que tout ce que vous faites a un impact positif sur certaines personnes même dans des pays éloignés du monde…

#vlvcoach #Linkedin #socialmedia

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Croyez toujours en vous!

Croire en soi n’est pas toujours facile…

Lorsque je suis revenue aux Pays-Bas en 2008, j’avais retrouvé un emploi dans l’une des grandes banques internationales à Amsterdam.  J’avais été embauchée dans le département informatique de la banque pour mettre en place une équipe en Inde.

 

Mon premier jour à la banque

Je me souviendrai toujours de mon premier jour à la banque. 

Quand je suis arrivée, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que nous n’étions que 3 femmes dans l’équipe (sur environ 40). Tous les autres étaient pour la plupart des hommes néerlandais dans la cinquantaine et quelques jeunes hommes indiens.

J’ai fait le tour et me suis présentée à chacun d’entre eux. Tous étaient très accueillants. 

Tous sauf un homme. Il ‘était le plus âgé. 

Quand je suis allée le voir pour me présenter, je lui ai tendu la main, lui ai dit mon nom et lui ai dit que j’étais la nouvelle responsable de l’équipe. Il m’a alors demandé :

 » Avez-vous une formation en informatique ? « 

Je lui ai répondu que non.

Il a eu l’air un peu surpris et a continué :

 » Et avez-vous une formation bancaire ? « 

Là encore, j’ai répondu  » Non « .

Il avait l’air perplexe. Je savais qu’il se demandait comment j’avais pu être engagée pour travailler au département informatique de la banque : moi, une jeune femme, française, sans aucune connaissance spécialisée. 

À ce moment-là, je me suis dit : C’est normal. Il ne me connait pas, il ne sait pas ce que je peux faire. Et peut-être que j’aurais réagi de la même manière si j’avais été dans sa situation. 

 

La vie/le travail continue…

Dès le lendemain, j’ai commencé à faire de plus ample connaissance avec les membres de mon équipe, à apprendre mon travail. J’ai eu également l’occasion d’aller en Inde et de rencontrer d’autres collègues. 

Chaque jour, cet homme était toujours un peu grincheux et pas très amical. Bien que cela me dérangeait parfois, j’ai continué à nouer des relations avec tous mes collègues et les membres de mon équipe, en apprenant à les connaître pendant qu’eux apprenaient à me connaître. 

J’étais l’une des rares femmes, l’une des plus jeunes et l’une des étrangères de l’équipe. Pourtant, j’avais confiance en mes capacités. Je n’arrêtais pas de me rappeler que j’avais été engagée pour une bonne raison. Mon manager me l’avait dit lors d’un de mes entretiens : « J’ai déjà de nombreux spécialistes dans les domaines de la banque et de l’informatique. Ce dont j’ai besoin, c’est de quelqu’un qui a de l’expérience dans la gestion d’équipes internationales/virtuelles « . 

3 ans plus tard, cet homme a eu une crise cardiaque. Je suis allée lui rendre visite à l’hôpital et chez lui quand il allait mieux. Je l’ai aidé à faire face aux différents problèmes d’administration et à tous les autres problèmes qu’il a rencontrés pendant sa convalescence.

Il est revenu au travail quelques semaines/mois plus tard. Il était devenu très amical avec moi. Le fait que je l’aie aidé quand il en avait besoin a apparemment eu un impact positif sur lui.

Un an plus tard, il décida de prendre sa retraite.

 

La vie apporte parfois des (belles) surprises…

Lors de son dernier jour, nous avions organisé une réunion d’adieu et il fit un petit discours. Il avait travaillé pendant plus de 40 ans dans cette même banque. Il raconta de petites histoires et remercia la banque pour toutes les opportunités qu’il avait eues. 

Puis à la fin, il dit :  » Il y a aussi une personne que je voudrais remercier ici, et cette personne c’est Virginie. Elle m’a toujours apporté tout le soutien et l’aide dont j’avais besoin, surtout quand je suis tombé malade « .

J’ai eu les larmes aux yeux… J’étais touchée par ses paroles aimables et je n’ai pas pu m’empêcher de me souvenir de mon tout premier jour dans le service, ainsi que de ses remarques et de son regard…. Comme la situation avait bien changé !

Ce jour-là, je me suis vraiment rendue compte d’une chose : 

Peu importe ce que les gens pensent de vous, 

👉🏽 Croyez en vous

👉🏽 Gardez confiance 

👉🏽 Continuez à faire ce que vous devez faire, ce en quoi vous êtes bon(ne) 

👉🏽 Et restez humain(e)

Comme l’a dit Theodore Roosevelt :  » Les gens ne se soucient pas de ce que vous savez tant qu’ils ne savent pas à quel point vous vous souciez d’eux ”

Cet article avait déjà été publié en anglais (cliquez sur ce lien) il y a quelques semaines.

Cet article a également été publié sur Linkedin.

#vlvcoach #mindset

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Comment mieux gérer son temps

Pour pouvoir mieux gérer son temps, l’une des étapes importantes est de donner la bonne priorité aux tâches que l’on doit accomplir. Il faut donc souvent considérer les choses en fonction de leur urgence et de leur importance.  Pour cela, on trouve 4 catégories : 

  • Urgent et important
  • Urgent et pas important
  • Pas urgent mais important
  • Pas urgent ni important

 

Matrice d’Eisenhower

Pour gérer son temps et traiter ces 4 catégories, vous pouvez suivre la matrice d’Eisenhower (également mentionnée dans le livre de Stephen Covey ‘Les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent’ (en anglais: the 7 habits of highly effective people’).

  • Faire
  • Déleguer
  • Planifier
  • Eliminer

✅ Si les tâches sont urgentes et importantes, vous devez les faire. Ce sont les tâches dont vous devez vous occuper maintenant. 

✅ Si les tâches sont urgentes mais pas importantes, c’est votre chance de déleguer. Certaines de ces tâches n’apportent pas de valeur ajoutée et peuvent être confiées à quelqu’un d’autre. 

✅ Si elles ne sont pas urgentes mais importantes, vous devez les planifier ou les repousser à plus tard. Elles requièrent votre attention, mais peuvent attendre. Cependant, si vous ne les traitez pas à un moment donné, elles deviendront urgentes.

✅ Enfin, si elles ne sont ni urgentes ni importantes, demandez-vous si vous pouvez les repousser voire les éliminer. Dans le cas contraire, leur priorité pourrait changer et vous pourriez devoir les déléguer.

J’aimerais cependant clarifier plusieurs points.

Au travail

Définition d’importance et d’urgence

Au travail ou lorsque vous travaillez en équipe, il est essentiel de bien définir ce qui est important et ce qui est urgent. Quelque chose d’important pour une personne ne l’est peut-être pas pour quelqu’un d’autre. Il faut donc vous assurer que tous les membres aient la même définition du mot ‘important’ et du mot ‘urgent’.

Comment définit-on quelque chose d’important? Eh bien, les choses importantes sont les activités qui contribuent à atteindre les objectifs, que ce soient ceux de votre organisation, de votre équipe ou vos objectifs personnels.  

Qu’est-ce qui est urgent? C’est quelque chose que vous devez résoudre ou faire le plus rapidement possible, au risque de vous empêcher de ne pas atteindre vos objectifs. 

Délégation

Là aussi, il faut faire la part des choses. Si vous déléguez des choses qui ne sont pas importantes, vous pouvez vous demander si elles en valent vraiment la peine. 

Par contre déléguer quelque chose est aussi une manière de développer les membres de vos équipes, de leur donner des responsabilités supplémentaires pour qu’ils puissent se développer et évoluer dans votre organisation. Cela vous permet en même temps de vous libérer un peu pour vous concentrer sur des tâches plus importantes.

 

Dans votre vie personnelle

Là, je pense plus particulièrement aux femmes, qui souvent doivent gérer leur temps entre travail, enfants, maison, relation avec leur partenaire, exercice, repos, etc. 

Nous, les femmes, avons souvent tendance à vouloir tout gérer alors que parfois, la solution est simple. Il suffit parfois de demander (et souvent de déléguer).

Vous voulez avoir un peu plus de temps pour faire du sport? Pourquoi ne pas demander à votre partenaire ou votre famille de s’occuper des enfants une à deux fois par semaine. 

Si vous voulez aller passer une soirée seule/seuls sans les enfants, pourquoi ne pas trouver un(e) baby-sitter? 

Votre travail vous pose parfois des conflits avec l’école de vos enfants? Pourquoi ne pas parler à votre responsable et demander si vous pouvez travailler à des heures différentes ou de chez vous à certain moments? Etc. etc.    

Si vous ne demandez pas de l’aide, personne ne peut savoir que vous en avez besoin. Tout le monde pensera que vous arrivez à tout gérer

En conclusion

Le temps est ce que l’on a de plus précieux, j’avais déjà écrit un blog là-dessus.

La gestion du temps n’a pas vraiment de rapport avec le temps lui même, mais concerne plutôt la gestion des priorités. Quand vous aurez une meilleure idée de vos priorités, vous saurez quoi faire à quel moment.

#vlvcoach #leadership #timemanagement #gestiondutemps

 

Cet article a été publié sur Linkedin.